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| Je parcours mon île, passage
Connais le chemin du trésor
Sans fin je refais le voyage
En route vers ma petite mort
Traversant collines sauvages
Vallées aux parfums d'aurore
Suivant ta main, guide pas sage
Vers ta moiteur aux reflets d'or
A pas lents ou me précipitant
Contre le temps ou l'accélérant
Haletant, je me faufile, me glisse
Et jusqu'à ta lie savoure le calice
Ton sourire, tes yeux crient malice
Corps et peaux nous font complices
Aimant, amants, comme deux aimants
Demain tu seras mon ange en blanc
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| Vous pouvez bien tenter de me pourir la vie Mettre des bâtons merdeux dans mes roues Bâtir des grands murs aux pierres d'ennui Vous ne m'empêcherez pas d'aller au bout Y'a ma douce qui ondule ses jolies fesses Je m'agenouille devant comme à confesse
Noircissez le tableau, remuez bien la merde Armez tous vos fusils, tirez sur l'ambulance Trépignez, inventez moi de futures emmerdes Pleurez dru sur nos improbables accointances Y'a ma douce qui m'offre, partage ses seins je n'ai jamais goûté à un plus délicieux festin
Mettez vos petits nez dans mes grands bonheurs Jouez de ma culpabilité comme d'une arme fatale Aiguisez vos canines sur mes éventuels malheurs Rien n'arrivera à m'éloigner de mes rives idéales Y'a ma douce qui me tend la douceur de ses cuisses je plonge, avide, vers le paradis aux milles délices
Cassez mes délires, pietinez moi tout en jubilant Erigez des remparts, tendez tous vos futiles pieges Isolez moi, bottez mon cul et sortez moi du rang Je consomme tous vos petits riens en bain de siège Y'a ma douce qui m'apprend à vivre mes envies Je ferme les yeux, confiant, elle me donnera vie
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| Je ne suis plus un enfant, alors j'évite l'humanité Comme mes chaussures quand je pisse dans le vent Sinon, même effet, ça fait des "floc floc" souillés Des traces nauséabondes, des halos malodorants
C'est pas que j'ai honte de mes lointaines origines Juste que je ne suis pas d'accord sur le chemin pris La nature nous a proposé la voie la plus assassine Directe, toute droite, où on massacre pour une envie
On hyprocrise, on génocide, on envahit des territoires S'inventant, pour supporter cet enfer, un p'tit paradis Accessible à coup de génuflexions, et nos âmes noires Réclament le pardon, à un gentil curé tout aussi pourri
Nous détruisons, nous cultivons l'extinction des espèces Erigeons nos détritus en offrande à la déesse Economie Mais on n'arrive plus à s'embrasser sans choper des herpès Des petites bêtes encore plus prédatrices, c'est bientôt fini
Faute d'ennemi à la hauteur de nos sombres ambitions On s'attaque désormais à vampiriser notre petite terre Sciant la branche sur laquelle on a bien calé notre fion On n'en a plus pour longtemps à chantonner notre petit air
Qu'est ce qu'il faut faire? Où est la sacro sainte solution? J'en sais fichtre rien, je ne suis ni divin, ni même magicien Je fais juste ce que me dicte mon instinct de conservation J'aime la femme de ma vie, et je vénère sans fin les miens
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Je largue les amarres, je mets les voiles Lève l'ancre éphémère, je mets les bouts Direction mon île idéale, ma petite étoile Je pars, regardez moi, je suis enfin debout
J'entends vos voix inquiètes ou mesquines Les cancans, ragots et tous les jugements Soufflant à l'unisson par rafales assassines Vous gonflez ma voilure, je file plein vent
Depuis peu, j'ai compris que tout est possible Que la vie est sans doute mon unique chance D'avoir ton coeur, ton corps pour seules cibles Alors j'arrive, mon amour passant pour démence
Et même si se faire du bien ne va pas sans mal Nous avons choisi d'unir ton toi et mon moi En un tout à la senteur Océane, parfum d'idéal Un petit mélange de nous qui fixe notre émoi
Je t'ai maintenant, je n'ai plus qu'à être moi Te laisser me mener vers notre plus bel avenir Avec pour unique désir, envie, cadeau de toi Etre le seul spectateur profiteur de ton plaisir
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Lentement nos mains agiles glissent sur nos corps Ta silhouette dessine le plus torride des décors Explorant des rivages cachés, je murmure encore Pendant que tes courbes susurrent des "plus fort" Emmêlés, mélangés, ma main devient alors tienne Pendant que douce et avide, ta langue est mienne Le soleil laisse s'insinuer à travers les persiennes Ses filets d'or sur ta peau aux senteurs arcadiennes Te transformant en instrument de mon ardent désir Tu m'apprends à être le musicien de ton plaisir Rythmant ta douce mélopée de tes long soupirs Mes mains sur tes hanches, passionné, je t'admire Réunissant nos souffles, nos corps alors s'extasient Tes yeux dans les miens, on embarque pour l'infini Ton plaisir chaud est la source du fleuve de ma vie Tu es le tout essentiel qui à jamais aux délices me lie
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