| Régulièrement je me fais traiter de vieux con
De misanthrope, de paranoïaque, de pisse froid
D'écrivain de pactotille plein de contradictions
D'asocial, de sauvage, d'abruti à la graisse d'oie
Je constate avec bonheur devant ces qualificatifs
Que les mots que j'essaye avec peine de faire rimer
Sont vrais, justes, réfléchis bien que parfois intuitifs
Puisque à leur lecture vous devinez ma personnailité
Pas de honte à avoir d'être un vrai trou du cul effronté
Un paniqué par la mort qui me hante certaines nuits
Un chercheur de petite bête, de poux sur l'oreiller
Un frileux aux genoux flageolant à l'idée de la maladie
Pas de soucis de n'aimer chez mes contemporains
Que leurs silences, leurs yeux fermés, leurs paniques
D'avoir plus envie de me jeter sous les roues d'un train
De me faire cuire la peau des fesses à coup de trique
Que d'affronter la vie parmi cette meute allergisante
De devoir partager tout ce que je rêve de faire brûler
Peut être suis je un inadapté sur la mauvaise pente
Un débile profond ramant contre vents et marées
Mais le chemin que j'emprunte m'importe peu
Rien à foutre, il me semble bien que je suis heureux
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