| Hier matin j'ai pris un coup sur la tête
Une maudite boîte en fer avait décidé
De tester la véracité de la loi de gravité
Et donc de terminer ses petites galipettes
Commencées du haut de l'ultime étagère
Sur mon crâne de fragile quadragénaire
Cul à même le sol, récupérant mes idées
Eparpillées parmi étoiles et chandelles
Accompagné par le chant des crécelles
J'ai soudain eu comme sombre pensée
Qu'en un rien la vie peut faire bascule
Et de l'avenir fausser tous les calculs
Offert aux mains que j'espérais expertes
D'un médecin s'éxerçant à l'art de couture
Mon crâne piqué de douloureuses sutures
M'a rappelé qu'on court à notre perte
Que la vie n'est qu'un sablier qui égraine
Qu'un petit rien peut te faire lâcher les rênes
Alors, surgissant de mon cerveau douloureux
La philopsophie usitée mais rarement appliquée
Vivre l'instant comme étant le tout dernier
De mon esprit a fait sauter tous les noeuds
Je suis sorti dans la rue prêt à croquer la vie
Mordre à pleines dents, sevrer mon nouvel appétit
Sur le chemin du retour, mes yeux ont accroché
La plus enivrante des silhouettes féminines
M'agippant à elle comme un buisson d'épines
Je lui ai susurré que de la vie il fallait profiter
Le coup de genou que j'ai pris dans les roustons
M'a prouvé que le penseur n'a pas toujours raison
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