| Tu choisis de lâcher ma main quand je suis au fond du trou
Quand la vie, les malheurs et ma connerie me plient à genoux
Tu choisis de me laisser dans le noir, la solitude et l'oubli
Je me vide, je pleure, je maudis cette nouvelle leçon de vie
A ta main j'étais accroché, comme un naufragé à sa bouée
Unique planche de salut dans mon océan effrayant, démonté
Tu me laisses me débattre, haleter, barboter vaille que vaille
Moi qui suis moins bon nageur qu'une vieille paire de tenailles
Parce que je m'accrochais trop fort, me livrant tel que je suis
T'ouvrant ma bulle, ma grotte, ôtant ma carapace source d'ennui
Parce que je te dis plus qu'une amie, qu'une amante, je t'aime
Parce que plus qu'avec quiconque, devant toi j'étais moi même
Mais si de l'amour peut naître les plus grandes peines, douleurs
Si le coeur peut être l'arme la plus destructrice, cause de terreur
Il engendre aussi ce qui nous accompagne, expirant l'ultime soupir
Les pensées les plus douces, dessinant le plus beau des sourires
Bien sur, si tes pas résonnent devant la porte ouverte de mon antre
Je serai là pour t'accueillir bras ouverts, et tortillons dans le ventre
Mais mon coeur amputé d'une moitié me fera quelque peu différent
Et je sais que tu regretteras ce qui t'a fait peur, qui me faisait grand
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