| J'aimerai pouvoir faire comme si de rien était
Comme si tout ça n'était qu'un mauvais rêve
M'offrir au milieu de ce tourbillon, une trêve
Mais mes démons me happent, tu me connais
Alors je couche des mots jusqu'à m'apaiser
Pour recommencer à les cracher dès le matin
Attendant que le mois de février soit terminé
Alors qu'on aurait pu arpenter le lac Boivin
Et puis il y a ce petit fantôme qui se promène
Ce visage sans vie que je n'embrasserai plus
La corde au cou, comme une détestable traîne
Me posant sur les rives d'un futur sans absolu
Mais le sang coulera à nouveau dans mes veines
Quand d'une main calmée j'oterai du calendrier
Le vent de ma folie soufflera si loin mes peines
La page obsolète de l'invivable mois de février
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