|
Je marche dans la rue, franchissant la foule Bravant le mal de coeur au milieu de la houle Suivant mon autre clone, lentement je coule Je ne suis rien de moins que l'homo erectus Ma pensée formatée par la grande fée cathodée Suinte lentement le long de mes trous de nez Je suis uniquement vivant parce que je suis né Je ne suis rien de moins que l'homo abruticus Tout ce que je n'ai pas encore dans mes mains S'étale lascivement dans les vitrines, sans fin Faut que je travaille, et je me le payerai demain Je ne suis rien de moins que l'homo consommatus Du haut de ma tribune, je m'agite, je gesticule Je dis ce que vous voulez entendre, j'articule Mais je tiens à votre insu vos petits testicules Je ne suis rien de moins que l'homo politicus Je suis enfin parvenu à vaincre Dame Nature J'éradique les autres espèces pour que je dure Même l'air que je respire n'a plus rien de pur Je ne suis rien de moins que l'homo terminus
|