| Tu m'as redonné l'envie de poursuivre
Le besoin de redevenir un être humain
Le désir furieux de réapprendre à vivre
De poser mes sens aux creux de tes mains
Tu es allongée nue sur le grand lit blanc
Mon regard caresse tes courbes offertes
Ces vallées aux mystères étourdissants
Ces monts aux merveilles jamais inertes
Mes yeux parcourent ce tableau satiné
Remontant un chemin menant à ta bouche
J'y pose du bout des paupières un baiser
Tes mains me happent, sur toi je me couche
Tu m'as redonné l'envie de poursuivre
Le besoin de redevenir un être humain
Le désir furieux de réapprendre à vivre
De poser mes sens aux creux de tes mains
Tes senteurs sucrées savamment me déposent
Sur les rives d'un plaisir longtemps négligé
Tes subtiles fragrances font pâlir les roses
Et envolent mon conscient jusqu'à l'oublier
Mon sang tapant mes tempes grisonnantes
Je me laisse promener au gré de tes parfums
Explorant ton corps par de sinueuses sentes
Jugeant, si tu n'y es pas, l'inutilité de demain
Tu m'as redonné l'envie de poursuivre
Le besoin de redevenir un être humain
Le désir furieux de réapprendre à vivre
De poser mes sens aux creux de tes mains
Au paroxysme du désir, il me faut te toucher
Que mon corps prenne enfin possession du tien
Sentir du bout de ma peau ta douceur veloutée
Que le contact de ta douce chaleur devienne lien
Mes mains se repaissent du velours de ta peau
Les frissons qui t'animent passent alors en moi
Ta beauté parvient à me rendre soudain beau
Tu trembles, je touche, nous partageons l'émoi
Tu m'a redonné l'envie de poursuivre
Le besoin de redevenir un être humain
Le désir furieux de réapprendre à vivre
De poser mes sens aux creux de tes mains
Mes lèvres deviennent papillons qui butinent
Goûtant tes saveurs secrètes aux arômes enivrants
Ta nuque, ton cou, tes épaules, tes mains, ta poitrine
Sont autant de fleurs que je savoure très lentement
Ma langue recherchant avidement le moindre délice
Plonge en tourbillonnant dans le creux de ton nombril
Avant de s'aventurer délicatement entre tes cuisses
Et de se délecter de la chaleur moite de ton île
Tu m'as redonné l'envie de poursuivre
Le besoin de redevenir un être humain
Le désir furieux de réapprendre à vivre
De poser mes sens aux creux de tes mains
Surgissant du fond de ton âme, tes gémissements
Composent alors la plus émouvante des musiques
Rythmant mon envie de t'entendre m'aimant
Berçant mon coeur trop souvent resté statique
Tu murmures à mon oreille les mots jamais dits
Ceux qui arrachent à mon corps qui s'abandonne
Des larmes d'un bonheur intense qui s'était enfuit
Et un cri simultané d'un amour que l'on se donne
Tu m'as redonné l'envie de poursuivre
Le besoin de redevenir un être humain
Le désir furieux de réapprendre à vivre
De poser mes sens aux creux de tes mains
|