| Non, je veux pas sortir chercher mon pain
Même si ça gargouille, que je meure de faim
Dehors, marcher et dans la foule me mélanger
Plus fort que moi je préfère rester terrer
Le monde est si calme, paisible, tranquille
Quand pas un humain autour de moi s'exhibe
L'homo sapiens me fait tourner la bile
Je le croise et mes fonctions vitales s'inhibent
J'ai pas confiance et le dégoût me prend
Quand une silhouette humaine se dessine
Qu'il soit vieillard, adulte ou même enfant
L'homme excite, attise ma haine assassine
Non, je ne veux pas sortir chercher mon pain
Même si ça gargouille, que je meure de faim
Dehors, marcher et dans la foule me mélanger
Plus fort que moi, je préfère rester terrer
Alors entre mes quatre murs je me protège
Le plus longtemps possible je vis l'autarcie
Mais par je ne sais quels sortilèges, sacrilèges
Inexorablement l'humanité viole mon abri
L'odeur nauséabonde de ses actes calculés
Les cris de souffrance des hommes martyrisés
N'ayant pas la puissance d'être les tortionnaires
Passent sous ma porte et me privent d'air
Non, je veux pas sortir chercher mon pain
Même si ça gargouille, que je meure de faim
Dehors, marcher et dans la foule me mélanger
Plus fort que moi je préfère rester terrer
J'ai longtemps jouer le jeu, fait semblant
Accepter les règles et bien tenu mon rang
Fermant les yeux souvent ou me révoltant
Tout simplement vivant parmi les vivants
Mais les atrocités et les erreurs commises
Ont fini par souffler la petite étincelle
Qui éclairait la vie, cet immense tunnel
L'humain m'a vaincu, il a raflé ma mise
Non, je veux pas sortir chercher mon pain
Même si ça gargouille, que je meure de faim
Dehors, marcher et dans la foule me mélanger
Plus fort que moi, je préfère rester terrer
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